• Actualités
  • RSE
  • Témoignages
  • Vie étudiante
  • Publié le
©Lucas GOMEZ

Dans cette page :


Après une première expérience dans le monde du travail, Lucas Gomez a fait le choix de reprendre ses études en alternance. Un pari réussi qui l’a conduit jusqu’au diplôme d’ingénieur sur le campus CESI de Pau. Aujourd’hui chef de projet Hydrogène chez Teréga Solutions, il nous partage son parcours de reconversion, son expérience de l’alternance et son engagement en faveur de l’égalité des chances à travers l’association de soutien scolaire STUDIIS+.

Rencontre avec Lucas

Peux-tu Nous présenterton parcours ?

Je m’appelle Lucas Gomez. J’ai 28 ans et je termine un long parcours de 9 années de reprise d’études en alternance. Après l’obtention de mon BAC ES, j’ai arrêté les études et effectué deux ans d’intérim. Ensuite, j’ai décide de reprendre un BEP puis un BAC Profesionnel Électrotechnique. Par la suite, j’ai continué mes études en BTS dans le même domaine, suivi un bachelor en maintenance avancée, puis j’ai intégré CESI pour obtenir mon diplôme d’ingénieur généraliste.


Tu es aujourd’hui en alternance chez Teréga à Pau : en quoi consistent ton rôle et tes missions au
quotidien ?

Je travaille à la Business Unit Hydrogène de Teréga Solutions, où j’occupe le poste de « chef de projet H₂ ». Teréga Solutions se positionne comme un intégrateur complet au sein des écosystèmes hydrogène. Nous réalisons et pilotons des études portant sur les canalisations et le stockage d’hydrogène, à différents niveaux de détail : préfaisabilité, faisabilité, études conceptuelles et FEED.

Notre but est d‘accompagner les industriels dans leur transition énergétique afin d’aider les industriels dans leur transition vers l’hydrogène.

Grâce à ma formation, j’ai développé des compétences transverses qui me servent au quotidien dans mon poste : thermodynamique, la gestion de projet, comptabilité de projet (rentabilité, flux financiers). L’autonomie demandée à CESI aide à être plus actif et indépendant dans le monde professionnel.

En parallèle, tu as créé une association de soutien scolaire pour les lycéens. peux-tu nous en parler ?

En 2024, avec Clémentine Couderc, Jimmy Lordeus, Thibaut Valette, Mamoune Faye et Aurore Rapontchombo

une collègue de promotion, nous avons créé STUDIIS+. Il s’agit d’une association de soutien scolaire bénévole en lycée public, notamment au lycée Saint-Cricq à Pau.

Le projet consiste à accompagner gratuitement les élèves motivés souhaitant renforcer leurs compétences ou revenir à niveau dans certaines matières.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de t’engager dans ce projet solidaire ?

Ayant moi-même bénéficié de cours particuliers à une époque où les revenus de mon foyer étaient relativement modestes, j’avais envie de contribuer à réduire les inégalités sociales liées à l’accès au soutien scolaire.

Par ailleurs, ayant eu beaucoup de difficultés en mathématiques et en physique avant de finalement maîtriser ces matières, j’aime aujourd’hui les vulgariser et montrer qu’elles ne sont pas aussi compliquées qu’elles peuvent le paraître. L’objectif est de débloquer certaines portes pour des élèves qui pensent que les filières scientifiques leur sont inaccessibles.

Comment arrives-tu à concilier tes études, ton alternance et ton engagement associatif ?

Cela demande beaucoup d’organisation. Entre les études, l’alternance, les activités sportives et la vie personnelle, l’organisation est essentielle pour faire fonctionner l’ensemble.

Et surtout, il faut pouvoir compter sur des collègues fiables à qui confier une partie du fonctionnement de l’association.

Quel a été le moment le plus marquant depuis le début de ton parcours À CESI ou dans ton association ?

J’en citerais deux :

  • Le premier est personnel : il s’agit de ma mobilité internationale. J’ai adoré partir vivre et travailler en Espagne. Cela a été une expérience extrêmement enrichissante.
  • Le second concerne l’association. Après avoir été ignorés ou refusés sans réelles explications par plusieurs établissements, le lycée Saint-Cricq nous a accordé sa confiance et renouvelle aujourd’hui, avec satisfaction, notre partenariat chaque année.

Il est, en effet, très difficile d’accéder à l’Éducation nationale lorsqu’on vient de l’extérieur, même en tant qu’association à but non lucratif.

Je tiens d’ailleurs à remercier M. François-Olivier Joyet, Proviseur de l’établissement, qui m’a reçu personnellement afin que je puisse lui présenter notre projet.

Quel conseil donnerais-tu à un étudiant qui envisage une reconversion ou qui souhaite s’engager en parallèle de ses études ?

Je commencerais par lui dire « bravo » pour sa motivation.

Mais avant toute chose, il faut être à l’aise dans son cursus, ne pas accumuler de rattrapages ou de dettes et s’assurer que son engagement ne devienne pas un frein à la réussite de ses études.

Ensuite, il faut bien réfléchir et anticiper son projet. C’est un engagement sur la durée qui demande du temps et de l’investissement, même lorsque la motivation est moins présente. Il ne faut pas sous-estimer la charge de travail que cela représente.

Enfin, il est essentiel de s’entourer de personnes fiables sur lesquelles on peut compter et avec qui partager certaines responsabilités.

Formation ingénieur généraliste à Pau

CESI Pau vous propose un parcours ingénieur en trois ou cinq ans accessible après un bac scientifique, technologique ou technique.

Grâce à une formation progressive, une pédagogie orientée projets et une approche pluridisciplinaire, vous développez les compétences nécessaires pour concevoir des solutions innovantes et répondre aux défis : technologiques, économiques et environnementaux des entreprises.

Découvrez les différentes voies d’accès et les spécificités du cursus ingénieur généraliste proposé par le campus CESI de Pau.